Accueil Actualités Compte-rendu de la Plénière exceptionnelle « Plan Collège » du 11 septembre 2017

Compte-rendu de la Plénière exceptionnelle « Plan Collège » du 11 septembre 2017

Les élus du Département étaient réunis en assemblée plénière ce lundi 11 septembre après-midi. A l'ordre du jour, l'approbation du plan exceptionnel «COLLÈGE AMBITION 2024».

Pour pouvoir continuer à accueillir les collégiens dans les meilleures conditions, Le Conseil départemental a décidé de lancer un plan d'investissement sans précédent.

D'ici 2024, pas moins de 22 grands chantiers sont programmés : la construction de 12 nouveaux collèges et la restructuration complète de 10 établissements déjà existants.

Ce plan exceptionnel a été adopté lors de l'Assemblée plénière de ce 11 septembre, avec 3 abstentions. L'investissement pour notre collectivité s'élèvera à 350 millions d'euros.


Carte des 12 projets de construction

Carte des 10 projets de réhabilitation

Stéphane Saubusse, président du groupe EELV, est intervenu concernant ce plan Collèges Ambition 2024 :

Monsieur le Président, mes chers collègues,
Le 30 août dernier, Monsieur le Recteur Olivier DUGRIP, lors de son discours de rentrée devant les chefs d’établissement de Gironde, nous fit part des chiffres de la rentrée : 1800 élèves de plus dans le secondaire dans notre département pour la rentrée 2017 (contre 950 l’année dernière). Si l’on considère la hausse continue au cours des années précédentes, les 7 600 élèves supplémentaires prévus d’ici 2024 sont une prévision prudente.
Le Plan Collège Ambition 2024 est nécessaire et opportun. Il est nécessaire parce que les zones sous tension se multiplient, plus particulièrement à Bordeaux et dans les zones rurales péri-urbaines. Il est opportun car il permet au Département de s’engager pour des investissements structurants pouvant être la vitrine des nos politiques vertueuses.
Le gabarit de 600 élèves, choisi pour les 12 nouveaux collèges est certes conforme au programme 2015 de la majorité mais il correspond à des établissements à taille humaine, garants de l’efficacité pédagogique et éducative. Leur localisation est également pertinente, dans les secteurs sous-tension. Grâce à un redécoupage de la carte scolaire, le Plan Collège Ambition 2024 doit permettre à la Gironde de faire face à la pression démographique actuelle et de réduire les temps de trajet des collégiens.
Le groupe écologiste apporte logiquement un soutien enthousiaste au Plan Collège Ambition 2024 et participera très activement à sa mise en œuvre, dans les commissions et sur le terrain. Nous profitons néanmoins de ce débat pour insister sur plusieurs points.
Premièrement, nous espérons que les 12 prochains collèges seront exemplaires pour la consommation d’énergie, les déplacements et l’économie circulaire. A l’instar du Lycée Vaclav Havel de Bègles, il est souhaitable que leurs bâtiments soient « à énergie positive ». Concernant les déplacements, nous prônons le développement d’accès cyclables et piétons sécurisés permettant une restriction maximale des déplacements motorisés. Dès leur conception, ces nouveaux collèges girondins doivent prévoir la diminution du gaspillage et le recyclage.
Deuxièmement, les 12 constructions et les 10 réhabilitations prévues par ce plan ambitieux doivent être l’occasion de véritables projets de territoires impliquant l’ensemble des communautés éducatives, des associations, des entreprises, des élus et des citoyens intéressés. Ces chantiers, en étant objectivement participatifs, mettraient en avant l’ensemble des politiques départementales.
Troisièmement, le plan prévoit la mutualisation des espaces. C’est une innovation qui doit replacer les collèges au cœur de la cité tout en faisant bénéficier l’ensemble de la population de cet important programme d’investissement départemental. Il est en effet dommage que les locaux des EPLE ne soient utilisés que par la seule Education Nationale. En dehors des horaires scolaires et en toute sécurité, les installations sportives, les salles polyvalentes, les salles de réunions voire les CDI peuvent être accessibles aux collectivités, au tissu associatif et, bien entendu, aux services départementaux.
De plus, nous insistons sur l’importance d’intégrer, parmi les espaces à mutualiser, des légumeries au cœur des cantines scolaires de ces nouveaux collèges. Si elles permettent en priorité de développer le bio dans les cantines des collèges et de faciliter le travail des produits locaux et de saison, elles pourraient également être utiles aux mairies qui préparent chaque jour des repas pour leurs écoles et leurs EHPAD.
En conclusion, avec le Plan Collège Ambition 2024, le Département de la Gironde prend ses responsabilités et gère, à temps, les conséquences scolaires de son attractivité. Il doit être l’occasion d’innover et de proposer un nouveau modèle d’établissement à la fois écologique, solidaire et citoyen !

En fin de séance, le groupe majoritaire EELV et PS a également fait adopter une motion à l'ensemble de l'Assemblée concernant la fin des emplois aidés :

Le Gouvernement annonce au cœur de l’été, la fin des contrats aidés. En dépit d’une volonté affichée au début du mandat d’Emmanuel Macron de construire ses décisions sur la concertation et le dialogue, c’est la brutalité qui a été retenue pour cette annonce.
C’est une coupe budgétaire aveugle qui aura pour seule conséquence de maximiser le chômage et saper le secteur associatif. Il est urgent de rompre avec les logiques comptables pour retrouver le sens de l’intérêt général.
Malgré les résultats probants du dispositif, en termes d’emploi et d’insertion, le Gouvernement préfère envoyer plus de 150 000 personnes en contrats aidés vers le RSA ou le chômage.
Des personnes bénéficiant de ces contrats ont appris, du jour au lendemain, qu’elles perdaient leur emploi et des pans entiers de missions de service ou d’intérêt public ne seront plus assumés.
Au Département de la Gironde ce sont 230 personnes en contrats aidés dont 201 dans les collèges qui assurent des missions capitales, telles que l’entretien, la restauration scolaire...
230 personnes qui seront potentiellement au chômage avec la fin de leurs contrats. Des hommes et des femmes qui trouvent là une insertion par le travail.
Compenser l’abandon de l’Etat coûterait au Département 2,7 millions d’euros supplémentaires par an, pour les seuls collèges ; surcharge à laquelle s’ajouteraient près de 900 000 euros, si l’on dénombre les emplois aidés dans les EHPAD.
C’est purement un transfert de charge vers l’impôt local.
Une surcharge financière insupportable pour le budget de notre collectivité, dont les dépenses ne cessent de croître. L’APA, le RSA, la PCH, l’ensemble des dépenses sociales sont en hausse pour répondre aux besoins quotidiens des Girondines et des Girondins. Des dépenses incompressibles que ne compensent pas les dotations de l’Etat durablement à la baisse.
Sans oublier le secteur associatif oeuvrant dans le champ de la vie quotidienne qui perd des moyens d’action réduisant ou supprimant ainsi le service rendu à la population. La banque alimentaire annonce une perte de 50% de son effectif salarié. Les bénévoles suffiront-ils pour remplacer des agents chargés de la distribution ou de l’acheminement des denrées alimentaires ?
La fin des contrats aidés est une attaque frontale aux services aux publics de tous ordres, dans un contexte où pèse déjà sur les collectivités une pression budgétaire inédite. 13 milliards d’euros de nouvelles économies pour les collectivités ont été annoncés par le Gouvernement pour les cinq prochaines années. Faire toujours plus avec toujours moins, c’est laisser se dégrader le service public, ou augmenter encore les impôts. Que l’une ou l’autre de ces deux solutions soit retenue, le résultat sera le même : ce sont les Françaises et les Français qui pâtiront de ces décisions gouvernementales. Plus le service public sera érodé, et plus la charge devra être assumée par les familles françaises.
Le Conseil départemental demande au Gouvernement, compte tenu des risques encourus par la suppression des contrats aidés, de revenir sur cette décision arbitraire aux effets désastreux pour l’emploi d’une part et la qualité du service public d’autre part.

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